L'Alsace parmi les régions françaises les plus touchées par la crise
La récession touchera en 2009 l'ensemble de la France, mais l'impact de la crise devrait être très différent selon les régions et leurs spécialisations, les zones les plus industrielles devant encaisser le plus gros choc, selon des prévisions d'Asterès publiées lundi.
«Dans l'ensemble, les régions les plus industrielles sont plus affectées par la crise tandis que les économies les plus tertiaires (Ile-de-France, PACA, Languedoc-Roussillon, Corse) résistent mieux», estime Nicolas Bouzou, économiste en chef d'Asterès.
Les régions les plus touchées actuellement sont sans surprise celles dont l'économie dépend du secteur automobile: Franche Comté surtout (-2,4% prévu), mais aussi Alsace, Haute-Normandie, Lorraine (-2,2%) et Nord-Pas-de-Calais (-1,9%).
Le recul de l'activité est également fort dans le secteur des biens intermédiaires (qui ont en partie pour débouché l'automobile mais aussi le bâtiment), ce qui pénalise encore davantage ces cinq régions mais aussi la Picardie (-1,9% prévu) et l'Auvergne, poursuit l'étude.
Avec une diminution du PIB prévue de 2,0%, la Champagne-Ardenne figure également parmi les cinq régions qui devraient être les plus affectées par la crise.
«En revanche, la spécialisation de la région Aquitaine dans l'aéronautique et l'aérospatiale est un atout majeur dans le contexte actuel», selon Asterès, qui y pronostique un recul du PIB limité à 0,3%.
Outre la spécialisation sectorielle, le poids des services administratifs dans l'économie de chaque région, ainsi que la part des retraites dans les revenus peuvent constituer des «amortisseurs» à la crise. «Dans le contexte actuel, la Corse va être soutenue par ces deux facteurs», avec une croissance attendue de 0,1%, la seule progression prévue par Asterès.
Outre la Corse et l'Aquitaine, l'Ile-de-France (-0,2% de PIB prévu en 2009), le Languedoc-Roussillon (-0,3%), et Provence-Alpes-Côte d'Azur (-0,6%) seraient ainsi les régions les moins touchées.